lunedì 5 dicembre 2011

El maestro del miedo


El Pais Lunes 05/12/2011

Mario Monti es un maestro del miedo. Lo maneja a la perfección. Triunfe o fracase, cuando desde el futuro volvamos la mirada hacia la Italia de nuestros días y estudiemos su sorprendente ascensión al poder, solo podremos explicarla teniendo muy presente ese factor tan poderoso como invisible. Es verdad que, bajo el contexto de la crisis, el nuevo jefe del Gobierno llegó hace tres semanas a su puesto gracias a que Berlusconi se convirtió en una vergüenza para su país, a que Merkel, Sarkozy y -sobre todo- los poderosos dueños del dinero confiaron en él; a que, en fin, el presidente Giorgio Napolitano abandonó su labor de oráculo y ejecutó un golpe de mano que también valdrá la pena estudiar. Pero, sin su maestría para modelar a su antojo el miedo ajeno, todo le hubiera resultado más difícil.

Utilizando las palabras justas, sin alzar el tono, el jefe de los tecnócratas ha sembrado en la conciencia general un dilema brutal: o yo o el caos. De tal forma que, salvo excepciones, los otrora estrepitosos políticos italianos no solo han aceptado ser relevados por un Gobierno que no pasó por las urnas, sino también respaldar un duro ajuste que jamás ellos se hubieran atrevido a insinuar. Pero hay más. Los sindicatos protestan por los recortes sociales, pero su queja -que en otros momentos hubiera colapsado el país- apenas se acercó a un ladrido lastimero sin amenaza de mordisco. Nadie habló de la posibilidad de una huelga.

El miedo, eficazmente manejado, se convirtió ayer, como hace tres semanas durante su asalto al poder, en un poderoso antídoto contra cualquier protesta. El profesor, sin torcer el gesto, no solo exige a Italia una respuesta a su pregunta -el caos o yo-, sino que la quier

http://www.elpais.com/articulo/internacional/Monti/impone/severo/ajuste/Italia/elpepiint/20111205elpepiint_1/Tes

giovedì 1 dicembre 2011

Occupy Wall Street ou les inégalités économiques au cœur du débat

Le Temps Jeudi1 décembre 2011

PAR STÉPHANE BUSSARD NEW YORK

C’est à Vancouver, au Canada, que l’idée d’occuper le quartier financier de New York a vu le jour. Aujourd’hui, évacué des centres-villes, le mouvement cible ses actions

En chassant les manifestants du Zuccotti Park le 15 novembre dernier, la police de New York pensait avoir fait l’essentiel. Le mouvement Occupy Wall Street (OWS) pouvait mourir de sa belle mort. Ce d’autant que mercredi, les forces de l’ordre de Los Angeles et de Philadelphie ont évacué des manifestants rétifs à l’ultimatum des autorités et procédé à plus de 350arrestations.

Occupy Wall Street, dont le nom s’est adapté à chaque ville des Etats-Unis (exemple: Occupy DC) où le mouvement a sévi, trompe les apparences. Il est toujours bien vivant. L’ouvrage de Stéphane Hessel Indignez-vous!fait un carton aux Etats-Unis. Mais le modus operandi change. Désormais, OWS multiplient les actions ciblées. A Manhattan, hier, des manifestants ont dénoncé la tenue d’une conférence de Aviation Week et de Credit Suisse sur le financement de la Défense, qualifiant les organisateurs de «profiteurs de guerre». En Californie, Occupy Oakland appelle la population à bloquer tous les ports de l’Etat le 12 décembre.

De sa ferme de deux hectares, à proximité de Vancouver au Canada, Kalle Lasn, diplômé en mathématiques, n’aurait jamais imaginé une telle mobilisation. Cofondateur et rédacteur en chef du magazine anti-consommation Adbusters, il a eu l’idée de créer un campement près de la bourse de New York. Comme il le raconte dans The New Yorker, «l’Amérique avait besoin de son propre Tahrir», allusion à la place du Caire où s’est concrétisée la révolution égyptienne. Aux yeux de cet Estonien d’origine, Wall Street entraîne l’Amérique dans son «déclin terminal». Le virage opéré par cet homme de 69 ans est radical. En Australie, où sa famille s’était installée peu après la Seconde Guerre mondiale, il concevait des jeux de guerre vidéo pour le Ministère de la défense. Puis, au Japon, il fit beaucoup d’argent dans l’informatique. Maintenant, son cheval de bataille est la lutte contre le grand capital.

En juin 2011, il en discute avec son collaborateur Micah White, 29ans. Entre Acampada Wall­Street.org, TakeWallStreet.org ou OccupyWallStreet.org., ils choisissent le dernier pour qualifier la future mobilisation. Kalle Lasn opte pour le 17 septembre, jour de l’anniversaire de sa mère, comme date de rassemblement. Il lance un ballon d’essai le 13 juillet sur Twitter et Reddit. Le message envoyé montre une ballerine dansant sur le dos du musculeux taureau de bronze de 3200 kilos, symbole de Wall Street et de l’agressivité des marchés, sculpté par Arturo di Modica. L’opération fait un tabac. Le lendemain, le nom de domaine OccupyWallStreet.org est officiellement enregistré. Pour bénéficier de conseils logistiques, le mouvement se lie avec un autre courant opposé aux baisses d’impôts, le New Yorkers Against Budget Cuts.

A Manhattan, d’autres citoyens se mobilisent, dont Diana Eguia. Sur son blog, la jeune Espagnole s’insurge contre l’attribution du Nobel de la paix à Barack Obama «qui n’a rien fait», précisant que Julian Assange, Monsieur WikiLeaks, a réalisé «des choses incroyables dans le combat pour la vérité», mais a été récompensé par une arrestation. En mai 2011, elle se souvient: «Une manifestation d’Espagnols s’organise à Washington Square à New York en solidarité avec les Indignés madrilènes. En août, un groupe se réunit en assemblée générale au Bowling Green Park près de Wall Street, copiant le modèle de fonctionnement des Indignés madrilènes.»

«L’esprit du mouvement à New York est très similaire à celui de Madrid», constate Diana Eguia. Les protestataires reprennent à leur compte une gestuelle héritée du mouvement des droits civiques: paumes ouvertes, doigts levés signifient approbation, paumes fermées, doigts pointant vers le bas désapprobation, les bras croisés, objection. Horizontalité est leur maître mot. Une manière de refuser le changement imposé par la hiérarchie. Le modèle, c’est la place Tahrir, les manifestations anti-OMC voire même le Tea Party. C’est aussi Linux, un logiciel ouvert, sans propriétaire.

Occupy Wall Street se targue d’être sans demande et sans leader. Ce n’était pourtant pas le souhait de Kalle Lasn qui jugeait nécessaire d’avoir un message clair du genre «renverser Moubarak». Il songeait ainsi à instaurer une taxe «Robin des Bois» sur les transactions financières. Maintenant, le mouvement est toutefois beaucoup plus organisé. Quant à la rhétorique d’OWS, les 99% de la population contre le 1% de super-riches, elle est floue mais interpelle.

Professeur de sciences politiques à la Columbia University, Robert Lieberman notait lors d’une récente conférence du Council on Foreign Relations: «La redistribution des revenus est plus inégale que jamais. Le 1% supérieur de la société a vu ses revenus augmenter de 275% au cours des trente dernières années. Parallèlement, les 25% les plus pauvres n’ont connu qu’une croissance de 18%. Mais les vraies inégalités ne découlent pas d’une redistribution insuffisante, mais de salaires toujours plus bas.»

Lors du même événement, le journaliste George Packer explique la durabilité d’OWS: «Occupy Wall Street a fait des inégalités sociales un thème qui résonne partout, même dans des zones rurales de l’Ohio. C’est une bombe à retardement. Les gens ont l’impression qu’il n’y a plus de classe moyenne. Ils attendaient du gouvernement et du Congrès qu’ils règlent le problème. En vain. Ils ont abandonné cet espoir et ne croient plus dans le processus électoral normal.» George Packer n’est pas surpris par le pessimisme ambiant. «Les gens ne voient plus à quoi servent leurs impôts. Prenez la loi Dodd-Frank (de régulation de Wall Street). Elle contient des bonnes choses. Mais elle a aussi beaucoup de défauts. En un an, 3000 lobbies ont versé plus de 3 milliards de dollars pour influencer les débats du Congrès.»


http://www.letemps.ch/Page/Uuid/1feb6310-1b97-11e1-a7e5-d1124107b0a4%7C0

mercoledì 30 novembre 2011

"¿Por qué otros no se apañan solos?"


EL PAIS ANDREA RIZZI (ENVIADO ESPECIAL) - Kihniö - 30/11/2011

El pequeño pueblo finlandés de Kihniö refleja las tensiones de la construcción europea. Allí, el partido euroescéptico Auténticos Finlandeses arrasó en las elecciones de abril. No hay atisbo de xenofobia o de ultraderechismo: hay miedo a que las directivas de la UE y los rescates amenacen las conquistas sociales

Reunidas alrededor de una mesa repleta de bizcochos, tartas y jarras de café y de leche en una acogedora salita adyacente a la iglesia luterana del pueblo, Kirsti Nieminem, Taimi Rustari y otras cinco amigas pensionistas dan la sensación de estar sentadas al borde de un mundo en peligro de extinción. Las siete son vecinas de Kihniö, un pueblo de 2.200 habitantes a unos 300 kilómetros al norte de Helsinki. Kihniö es el distrito electoral de Finlandia en el que el populista y euroescéptico partido Auténticos Finlandeses (AF) tuvo su mejor resultado en las elecciones generales de abril. La media nacional fue un sorprendente 19%. En el pueblo lograron un estratosférico 53%. Las siete contribuyeron a ese resultado.

Estas entrañables mujeres mayores son lo más alejado del estereotipo ultraderechista al que a veces se asocia a AF. No hay ningún atisbo de xenofobia en sus discursos y tampoco rasgo alguno de intolerancia social. Su gran anhelo es la defensa de los servicios sociales en el municipio; la defensa de su pequeña comunidad mientras un tremendo y gigantesco tsunami que viene de lejos se acerca amenazante. Kihniö puede parecer solo un pueblo muy periférico en el gran mapa de Europa, pero las angustias que lo inquietan tienen toda la pinta de estar convirtiéndose en un asunto terriblemente central en la política europea.

"¡No es justo!", exclaman las siete, al unísono como un coro, cuando se les pregunta por el rescate a Grecia y Portugal. No entienden por qué hay que ayudar a quienes gastaron más de lo que tenían o, peor, hicieron trampas. Y resulta más duro de aceptar cuando, como ahora, las consecuencias de la crisis reducen los recursos incluso en Finlandia. "Temo que esta situación debilite nuestros servicios sociales", dice Kirsti. Que la maldita enfermedad venida de fuera corroa el sano tejido de su comunidad.

Y no es poca cosa lo que pueden perder. El pequeño pueblo de Kihniö, rodeado de centenares de lagos e infinitos bosques de coníferas, cuenta con centro médico y ambulancia propia, y con una escuela modélica para estudiantes de 6 a 16 años repleta no solo de ordenadores, ¡sino también de modernas cocinas y lavadoras para la educación doméstica! El sistema educativo finlandés destaca entre los mejores del mundo en todos los estudios comparativos.

"El Estado nos está trasfiriendo menos recursos", explica Petri Liukku, alcalde del pueblo, sentado en su diminuto y simple despacho. El PIB de Finlandia, una nación de 5,4 millones de habitantes con una economía muy exportadora, cayó un 8% en 2009 debido a la crisis internacional. Para ahorrar, la Administración impulsa un reagrupamiento de los municipios, lo que a menudo causa un alejamiento de los servicios. La recaída de la crisis en Europa ensombrece el futuro.

"En los noventa tuvimos una crisis durísima, incluso peor que esta", prosigue Liukku. "Entonces nos apretamos mucho el cinturón, y salimos de ella. Y ahora, claro, la gente se pregunta por qué los demás no se apañan solos". Por qué hay que ayudarles mientras en Finlandia tampoco las vacas estén gordísimas.

Tener que recortar dentro y ayudar fuera es una mezcla explosiva que amenaza con dar gran rédito político a partidos populistas en varios países europeos. AF se ha alimentado de ella, erigiéndose en defensor de las conquistas sociales, de lo viejo conocido frente a los desmadres europeos. Y los sondeos lo sitúan ahora por encima del 20%, haciendo de ellos la formación eurocrítica más fuerte del continente. En Holanda, Dinamarca y Suecia, partidos similares también están cobrando fuerza, pero sin llegar a esas cuotas.

Timo Soini, líder de AF, lo tiene claro. "La cuestión de los rescates fue la clave de nuestro éxito en las últimas elecciones", dice. Soini modula con sabiduría una retórica que cabalga en la indignación y los miedos de mucha gente común, sin pisar claramente zonas rojas. "Nuestro escepticismo no se dirige contra Europa, ni tampoco contra sus pueblos o naciones. Es contra el actual sistema de la UE, que no funciona. Hay que decirlo. Y hay que corregirlo". Algunos correligionarios de Soini, que es candidato a la presidencia en las elecciones que se celebrarán en enero, andan menos finos en cuanto a dialéctica, y han pronunciado en varias ocasiones burdos discursos populistas y hasta declaraciones xenófobas.

Pero varios datos permiten inferir que no es la retórica anti-inmigración de algunos sectores del partido el principal motivo de su éxito. En Finlandia solo el 3% de la población está integrada por extranjeros, y casi un tercio de ellos son estonios o suecos. Significativamente, en Kihniö tan solo hay tres estonios, un letón, un ruso, y dos turcos que regentan una casa de kebab en la calle principal.

Aquí no se trata del viejo rechazo a los extranjeros; la lucha tampoco es entre izquierda y derecha. La batalla es local contra global. Europa, naturalmente, es parte de ese indefinido y amenazante monstruo global. Y, en el caso de Kihniö, el extraordinario resultado de AF se explica precisamente porque milita en el partido una representante política muy apreciada en la zona y muy pendiente de las necesidades de los vecinos.

Incluso en pueblos como Kihniö u otros de la zona, aparentemente tan lejanos de Bruselas, "la cuestión de los rescates era casi siempre la primera cosa que nos preguntaban los ciudadanos durante la campaña", recuerda Reijo Ojennus, un destacado representante del partido nacido en un pueblo cercano a Kihniö.

Las angustias que agitan lugares como Kihniö son relevantes porque es probable que se reproduzcan cada vez más en términos parecidos en muchos países ricos de la UE. Mientras no se aplaquen esas angustias, el riesgo de auge del populismo es alto.

"Los sistemas políticos europeos están tan bloqueados que, cada vez que un nuevo actor coge algo de fuerza, enseguida se le tacha como elemento problemático", se defiende Soini. "Pero yo creo precisamente que la democracia consiste en que, cuando la gente está harta de ciertas políticas, tenga opciones realmente diferentes. Esto es lo que ha pasado en Finlandia y lo que cada vez más puede pasar en Europa".

Calmar las inquietudes de gente como Kirsti, Taimi y sus amigas es la condición para que la construcción europea no se desmorone. Para cada vez más gente, ahora, Europa no es la solución; es el problema.

http://www.elpais.com/articulo/internacional/otros/apanan/solos/elpepiint/20111130elpepiint_5/Tes

martedì 29 novembre 2011

Furcht vor dem deutschen Gespenst

sueddeutsche.de 29.11.2011

Von Stefan Ulrich, Paris

Eine Angst geht um in Frankreich. Sie nennt sich Germanophobie. "Ich möchte nicht mit ansehen, dass sich mein Frankreich in ein deutsches Bundesland verwandelt", sagt der gaullistische Abgeordnete Nicolas Dupont-Aignan. Der Wirtschaftsexperte und frühere Präsidentenberater Jacques Attali warnt, Berlin halte mal wieder "die Waffe zum kollektiven Selbstmord des Kontinents in der Hand". Derweil schreibt das Magazin Challenge in großen Lettern auf sein Titelblatt: "L'Europe allemande".

Lange haben die Franzosen mit einer Mischung aus Bewunderung und Nachahmungswillen darauf geschaut, wie gut ihr Nachbar durch die Krise kam. Die deutsche Wirtschaft mit ihren Produkten bekam ein derart positives Image, dass Opel seine Fahrzeuge im französischen Fernsehen mittlerweile in deutscher Sprache anpreist. Sarkozy benutzte das Vorbild der Bundesrepublik geradezu penetrant, um seine Landsleute zu Reformen zu bewegen. "Die Franzosen sind natürlich von all dem fasziniert, was die Deutschen im Lauf der vergangenen Jahre bewerkstelligt haben", erklärt René Lasserre, der Direktor eines Deutschland-Forschungszentrums.

Doch nun scheint die Stimmung zu kippen. Seit einigen Wochen mehren sich die Kommentare von Politikern und Journalisten, die Deutschland vorwerfen, es gängele Frankreich und treibe den ganzen Kontinent mit seinen Inflationsängsten und Spardiktaten in den Untergang. Beklagt wird vor allem, dass sich Berlin weigere, Eurobonds zuzustimmen und die Geldmaschine der Europäischen Zentralbank anzuwerfen. Die - hochverschuldete - Wirtschaftszeitung La Tribune vergleicht Deutschland mit einem Feuerwehrmann, der ein Haus tatenlos niederbrennen lasse, um den Kindern vorzuführen, wie gefährlich es sei, mit Zündhölzern zu spielen. DerFigaro titelt: "Wenn Deutschland mit dem Feuer spielt."

Der Unmut über ein angeblich besserwisserisches und von Inflationsneurosen befallenes Deutschland reicht bis weit ins Regierungslager. Dort heißt es, Präsident Nicolas Sarkozy mache Zugeständnisse, während Angela Merkel unflexibel bleibe. Landwirtschaftsminister Bruno Le Maire - er gilt als Germanophiler im Kabinett - klagt: "Deutschland sendet kein einziges positives Signal aus." Le Monde zitiert ein anderes Kabinettsmitglied mit den Worten: "Die Deutschen dominieren alles."

Natürlich ist das stark übertrieben. Aber es beeinflusst die Stimmung in Frankreich und macht es Sarkozy schwerer, Kompromisse einzugehen. So will eine Mehrheit der Franzosen nichts davon hören, mehr Souveränität an die Organe in Brüsselabzugeben, wie das Deutschland vorschlägt. Der Argwohn ist groß, der größte Mitgliedstaat der EU erlange noch mehr Einfluss, falls künftig der Kommissionspräsident direkt von den Bürgern gewählt werde und bei Wahlen zum Europaparlament das Prinzip "Ein Mann, eine Stimme" gelte. Von solchen Reformen profitiere doch nur das bevölkerungsreiche Deutschland, ist in Paris zu hören.

Ein bisschen Germanophobie gibt es in Europa immer, damit müssen wir leben", sagt Hans Stark, der Generalsekretär des Studienkomitees für deutsch-französische Beziehungen (Cerfa) in Paris. Das bedeute jedoch nicht, dass Frankreich nun kollektiv der Deutschen-Angst verfalle. Die schrillen Stimmen der vergangenen Tage verfolgten vielmehr auch den Zweck, Druck auf Berlin auszuüben, damit sich Deutschland in den Streitfragen Europäische Zentralbank und Eurobonds bewege. "Dieser Druck ist Teil des Spiels", sagt Stark. Die Bundesregierung könne ihn abmildern, wenn sie besser mit der Kommission und dem Parlament in Brüssel zusammenarbeite. Denn dann ziehe sie zumindest die Europafreunde in Frankreich auf ihre Seite.

"Deutschland bestimmt die Wirtschaftspolitik der verschuldeten Staaten heute mit", sagt der Politikforscher. Insofern sei es zutreffend, wenn die Franzosen von einem "deutschen Europa" sprächen. Dies gelte aber nur für die Wirtschaft. Anderswo dominiere Frankreich, etwa in der Verteidigungspolitik.

Auch Attali hat Trost für jene Franzosen bereit, die sich vor dem "Gespenst des deutschen Europa" (Le Monde) fürchten. Deutschland stehe nicht so gut da, wie es glaube, schreibt der Wirtschaftsexperte. Dann zählt er auf: Die deutschen Schulden seien fast so hoch wie die französischen, etliche deutsche Banken befänden sich in schlechter Lage, und die Bevölkerungsentwicklung sei ohnehin eine Katastrophe. "2060 wird es weniger Deutsche als Franzosen geben", prophezeit Attali. Wenn das kein Trost ist.

http://www.sueddeutsche.de/politik/europaeische-schuldenkrise-furcht-vor-dem-deutschen-gespenst-1.1221199

domenica 27 novembre 2011

il male nasce dal buio profondo dei visceri


Per curare il mio male son dovuto penetrare in profondità. Fino alle viscere. Nel buio profondo dove i vermi ed i batteri abitano e creano in silenzio le malattie e per quelle colpiscono i centri vitali del corpo e fiaccano la ragione e la volontà e intossicano le menti e annullano le coscienze. Creano il male e le sue strutture con cui attacca il mondo e vi porta dolore morte e distruzione.

L'EUROPA INUTILE DELLA POLITICA INUTILE DI STATISTI INUTILI


Bond, Eurobond...Bund...Europa che parla tedesco...Europa a due velocità...Se Kohl fosse stato al posto della Merkel...tecnocrazia o democrazia...oramai solo i sofisti ed i sofismi di una chiacchiera continua e (a questo punto) noiosa ad nauseam ci parla di economia e di protagonisti altrettanto noiosi e incapaci di risolvere alcunché (i risultati parlano chiaro).
La Merkel e la Germania hanno insito il gene di portar l'Europa sempre al disastro: lo Spirito che ha incarnato e incarna tuttora la sua storia ne è prova evidente.
Altrettanto evidente è lo Spirito del "popolaccio" italiano, sempre vittima del "buonsenso" e (ahimè tutta colpa del cristianesimo cattolico) "degli uomini di buona volontà" che premiamo l'incapacità di rispettare leggi, regole e patti; di avere piani e scadenze, per cui è sempre preferibile il lassismo e l'inciucio alla chiarezza, il machiavellico alla legge.
La Francia è d'altronde irretita dal suo Spirito Sovranista, per cui tutto dev'essere guidato e sottomesso alla sua leadership, anche quando la leadership non c'è (Sarkozy ne è un bell'esempio: più Louis de Funès che Napoleone).
Tutti dall'alto parlano di economia, ma mai di economia reale. Di alchimie finanziarie, di strutture tecnocratiche, commissioni, governi e governance che "dovrebbero" produrre economia e valori ma in realtà parlano di cose che nemmeno conoscono, perché chi ne parla invero non ha mai prodotto nulla di concreto e tangibile.
Non si è mai visto imparare a nuotare senza entrare nell'acqua, o imparare ad andare in bicicletta senza mai salirci.
Non si crea economia senza produrre cose concrete e valori che abbiano come obiettivo formare una società in modo reale e non solo strutturale.
Monti, Merkel, Sarkozy hanno mai prodotto qualcosa che non fossero mere chiacchiere ipotetiche sul come produrla?
Si lavori sulla produzione di beni e valori (contenuti sociali e culturali altamente qualitativi) e allora ci sarà veramente un ritorno di interesse da parte di quelle immense masse di denaro che purtroppo nelle mani di pochi vengono usate e spostate in modo selettivo ed eugenetico, e che ora hanno preso la strada dei paesi asiatici che hanno invece la forza, la disperazione forse, ed anche la furbizia per produrre beni e valori che invece la misera ma arrogante Europa (Germania in testa) ha da parte sua dimenticato, vittima dello Spirito stagnante del proprio destino in cui si dibatte piuttosto miopemente e sempre piuttosto miopemente vi languisce compiaciuta, nutrita delle sue visioni inutilmente sofiste.

giovedì 24 novembre 2011

Ce grand marchandage qui peut sauver l'euro


Editorial du "Monde" 24.11.11

Merveilleux marchés ! S'ils avaient voulu placer un peu plus encore le sommet tripartite réuni ce jeudi 24 novembre sous le signe de l'extrême urgence, ils ne s'y seraient pas pris autrement. La chancelière allemande, le premier ministre italien et le président français, qui se retrouvent à Strasbourg, sont prévenus : dans la zone euro, les marchés attaquent dorénavant tout le monde - y compris l'Allemagne.

C'est l'ensemble de la zone, bons ou mauvais élèves, qui est en passe de perdre la confiance des investisseurs. Telle est la leçon de ce qui s'est passé mercredi quand Berlin a éprouvé, à son tour, bien du mal à trouver preneur pour acheter ses célèbres "Bunds" - les bons du Trésor les plus réputés du monde, la formule 1 de l'obligation publique, le titre étalon, celui qui sert de référence à tous les autres.

On sentait venir ce vent mauvais, qui précède les grandes tempêtes. Depuis une dizaine de jours déjà, certains des meilleurs élèves de l'eurozone - Pays-Bas, Finlande, Autriche - devaient offrir des taux d'intérêt en hausse pour que les marchés souscrivent à leurs emprunts. Autrement dit, ils doivent payer de plus en plus cher pour financer leurs dettes, alors même que leurs comptes sont en bien meilleur état que ceux des autres membres de l'union monétaire. C'est une aberration.

Ni les Etats-Unis ni la Grande-Bretagne ne sont soumis à pareil opprobre de la part des marchés. Pourtant, leurs finances publiques sont plus détériorées que la moyenne de l'eurozone ; leurs perspectives de croissance ne sont pas meilleures ; le poids de la dette en pourcentage de la richesse nationale y est supérieur à ce qu'il représente dans l'ensemble de l'union monétaire.

Y aurait-il une malédiction propre à l'euro ? Oui. A Washington, la Réserve fédérale et, à Londres, la Banque d'Angleterre jouent le rôle de prêteur de dernier ressort. Elles interviennent directement sur les marchés pour que le coût de la dette publique ne devienne pas prohibitif. Pas la Banque centrale européenne (BCE). Ses statuts, reflet d'une intraitable orthodoxie monétariste allemande, lui interdisent ce type d'intervention.

A Washington et à Londres, face à la Banque centrale, il y a une autorité économique, une autorité de discipline budgétaire, et une seule. Pas dans la zone euro. Ce qui bloque, en l'espèce, c'est la culture souverainiste de la France : les réticences génétiques de Paris à tout ce qui ressemble à une délégation de pouvoirau profit d'une instance communautaire qui serait chargée d'harmoniser les politiques budgétaires - sanctions à la clé.

Cette double déficience structurelle de l'euro suscite la défiance des marchés. A Strasbourg, Angela Merkel, Mario Monti et Nicolas Sarkozy doivent esquisser un grand marchandage : assouplissement des conditions d'intervention de la BCE, ce que veut le sud de l'eurozone, contre le saut fédéral budgétaire que l'Allemagne appelle de ses voeux.

Il faut le faire tout de suite. Parce que l'Europe n'a pas quitté le bord du précipice.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/11/24/ce-grand-marchandage-qui-peut-sauver-l-euro_1608810_3232.html